Santé

Interpellations parlementaires et réponses dans le domaine de la santé.

L'utilisation du protoxyde d'azote à bruxelles

Vendredi, 31 mars, 2017
Question posée par: 
Mme Catherine Moureaux

Les asbl Eurotox et Modus Vivendis, subventionnées par la Commission communautaire française, m'ont fait savoir que des signalements de ce type leur ont été communiqués il y a plusieurs semaines par une asociation en contact avec les usagers et les travailleurs communaux.

Afin d'estimer l'ampleur du phénomène et vérifier s'il s'observe au-delà des communes bruxelloises que j'ai citées, l'asbl Eurotox a lancé un message sur un forum traitant des tendances émergentes en matière de drogues. Ce forum est un outil réservé aux professionnels (accompagnateurs psychosociaux, médecins, thérapeutes, chercheurs, etc.) qui travaillent dans le domaine de l'usage de drogues. [...]

[...] Les associations spécialisées définissent actuellement une stratégie pour faire face à ce phénomène. Plusieurrs outils sont en cours de réflexion : 

- la réalisation d'un dépliant sur la réduction des risques sur le sujet [...] en ciblant les publics potentiellement concernés;

- la formation d'acteurs de proximité [...] ;

- la mise en place d'une procédure de signalement [...] .

[...] Le travail ciblé avec nos acteurs de terrain et la réaction des communes interpellées à ce sujet sont de bons canaux pour lutter contre ce phénomène inquiétant qui fait partie d'une tendance qui se confirme : le détournement de produits pour une consommation excessive, avec les problèmes de santé associés.

Domaine interpellation: 

La sensibilisation et l'information sur les dangers de la dépigmentation volontaire

Vendredi, 10 février, 2017
Question posée par: 
Mme Fatoumata Sidibe

[...] Plusieurs acteurs concernés par la problématique de la dépigmentation volontaire ont pu échanger et apporter leur expertise sur cette question.

Les membres de ce groupe de travail ont rédigé un rapport dans lequel figurent un premier état des lieux de la situation mais aussi surtout les difficultés rencontrées ne s'est plus réuni. Le principal écueil réside dans le fait qu'il n'existe pas de données chifrées, précises et objectives concernant quant à l'ampleur du phénomène, tant en termes du nombre de personnes concernées par cette pratique que leurs caractéristiques ( âge, sexe, niveau socio-économique,etc.).

En effet, outre le fait que de nombreuses personnes utilisent des produits détournés de leur premier usage, des préparations artisanales et des produits illégaux, la dépigmentation volontaire revêt la plupart du temps un caractère tabou et est pratiquée dans la sphère intime, ce qui complique le travail statistique et de prévention.

Domaine interpellation: 

La future responsabilisation des employeurs dans l’écartement des femmes enceintes

Vendredi, 13 janvier, 2017
Question posée par: 
Mme Barbara Trachte

[...] D'aucuns pourraient en effet hésiter à engager des femmes et se reporter sur l'engagemenet d'hommes parce qu'ils anticiperaient un possible surcoût en cas d'écartement.

De plus, comme vous l'évoquez, il serait inacceptable que cette meusre conduise à la mise en danger de la santé des femmes enceintes si leur emplpoyeur renonçait à les écarter.

Différents secteurs pourraient être touchés, notamment le secteur de la santé mentale, en particulier les travailleuses qui s'occupent de jeunes enfants, les professionnelles qui travaillent avec des publics précarisés, notamment en rue - sans-abri, usagers de drogues, et autres - ou encore le secteur du handicap.

 

 

Domaine interpellation: 

Les mesures de prévention contre la cyberdépendance

Vendredi, 13 janvier, 2017
Question posée par: 
M. Julien Uyttendaele

 Lors d'une récente commission, j'ai répondu à une question de M. Manzoor sur le projet mené par le collectif Libertalia et destiné aux élèves de l' Institut Redouté-Peiffer à Anderlecht. [...]

[...] Ce projet doit permettre aux élèves d'entamer, sur une base volontaire, une réflexion sur les différents risques que vous avez mentionnés, par le biais du théâtre-action.

La temporalité du projet respecte évidemment le rythme des élèves. Celui-ci est donc calqué sur le calendrier scolaire : les ateliers se déroulent une fois par semaine, d'octobre à mai, le projet ayant démarré à l'automne 2016.

Ce premier projet concerne donc le milieu scolaire et les adolescents, qui sont la cible de votre question.

 

Domaine interpellation: 

La consommation excessive d'alcool par certains publics

Vendredi, 14 octobre, 2016
Question posée par: 
M. Jacques Brotchi

En ce qui concerne le projet « Alcool en milieu étudiant », l'objectif d'un tel projet est, je cite le rapport, « d'automatiser les réflexes santé liés à la consommation d'alcool en milieu étudiant bruxellois par la co-construction, avec les acteurs concernés, d'un plan d'actions pragmatique et cohérent qui puisse être porté par les intéressés eux-mêmes et qui réponde aux besoins du terrain. Il vise donc à terme une diminution des prises de risque et des accidents via une responsabilisation des étudiants par rapport à leur consommation ».

[...] Cette approche permet de reconnaître les étudiants comme des acteurs responsables de leur propre santé et de celle de la collectivité, en prenant à la fois soin de soi et des autres.

La dernière partie présente les résultats d'une enquête menée auprès de 3.000 étudiants. [...]

[...] Certains résultats ont néanmoins plus particulièrement retenu mon attention : 

- même si les hommes consomment davantage que les femmes, une proportion importante d'entre elles consomme 22 verres ou plus par semaine ;

- un tiers des étudiants sont en surconsommation par rapport aux limites hebdomadaires définies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ; 

Une consommation excessive se retrouve davantage parmi les hommes, les étudiants les plus jeunes, ceux qui ont commencé à boire régulièrement avant 16 ans, et ceux qui fréquentent les présoirées. Les analyses montrent que
cette fréquentation des présoirées est le facteur le plus déterminant de la consommation excessive.

Le rapport met en évidence les facteurs qui ont contribué au succès et à l'efficacité de ces expériences. Ils sont bien connus en promotion de la santé : le  développement d'environnements favorables, comme des salles de repos avec distribution gratuite d'eau ; l'accès à une information objective grâce notamment à la distribution de brochures.

J'en viens au Plan alcool. [...]

Un groupe de travail a été mis en place et s'est réuni dix fois. [...]

Les résultats des débats du groupe de travail sont repris dans un projet de protocole d'accord concernant la politique en matière d'alcool 2017-2025. Il n'est donc plus officiellement question de « Plan alcool », même si cette appellation continue d'être utilisée. La dernière réunion de ce groupe de travail a eu lieu le 7 septembre et les résultats ont été présentés hier, le 20 septembre, lors d'une réunion de la CGPD.

[...] Il peut être utile de rappeler pourquoi ces concertations avec des compétences hors du champ de la santé sont importantes et même essentielles.

Dans la partie consacrée aux politiques et mesures nationales, l'OMS recommande d'agir dans dix domaines d'action considérés comme complémentaires et se renforçant mutuellement :

- leadership, prise de conscience et engagement ;
- action des services de santé ;
- action communautaire ;
- politiques et mesures de lutte contre l'alcool au volant ;
- offre d'alcool ;
- marketing des boissons alcoolisées ;
- politique de prix ;
- réduction des conséquences néfastes de la
consommation d'alcool et de l'intoxication alcoolique ;
- réduction de l'impact sur la santé publique de l'alcool
illicite ou produit par le secteur informel ;
- suivi et surveillance.

[...] Le « Plan alcool » au niveau belge donc - doit s'inscrire dans le cadre de référence de l'OMS. [...]

[...] Monsieur Brotchi, je me permets de reprendre vos termes : « Faut-il en déduire que les acteurs politiques ne donnent pas l'impression de s'atteler à proposer concrètement une réponse convaincante à ces problèmes
maintes fois étudiés et documentés ? ».

Je vous suggère de poser cette question à vos collègues du gouvernement fédéral et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour les amener à proposer des réponses concrètes et convaincantes. Sinon, nous nous retrouverons au oint de départ, avec une panoplie de mesures émanant de la santé et visant à réduire la demande, sans avancée significative dans les mesures destinées à diminuer l'offre.

La Belgique risquerait d'être encore montrée du doigt sur la scène internationale pour son absence de plan visant à lutter contre les consommations nocives d'alcool. Vous en conviendrez avec moi, ce serait regrettable. Pour les
compétences de la Commission communautaire française, j'ai souhaité dès cette année renforcer les actions de prévention, de réduction des risques et d'accompagnement.

 

 

Domaine interpellation: 

Le manque d'adhérence thérapeutique dans la Région de Bruxelles-Capitale

Vendredi, 14 octobre, 2016
Question posée par: 
M. Zahoor Ellahi Manzzor

Le terme anglais « adherence », qu'il convient de traduire par « adhésion » en français, a quant à lui une connotation plus active. Il peut être défini comme le niveau d'adéquation entre le comportement du patient et les recommandations sur lesquelles il s'est entendu avec un professionnel de la santé. Ce comportement peut concerner un traitement médicamenteux, un régime particulier ou encore des habitudes de vie.

Pour les services ambulatoires agréés par la Commission communautaire française et les acteurs de la promotion de la Santé, l'attention aux conditions socio-économiques de la population dans son ensemble ou des patients en particulier est constante. Elle se traduit notamment par le développement d'une offre de proximité et la prise en considération des inégalités sociales en matière de santé.

La Commission communautaire française assume donc sa part du travail dans cette large problématique, mais n'est pas compétente pour organiser des concertations avec des acteurs tels que les médecins généralistes ou les spécialistes, les infirmiers ou les pharmaciens. Elle n'a pas non plus été associée à la Semaine du coeur, qui a surtout mobilisé des acteurs hospitaliers.

Cependant, le futur plan de promotion de la santé, et en particulier son chapitre consacré à la promotion des attitudes saines, inclura la prévention des maladies cardio-vasculaires. Cela relève bel et bien de mes compétences.

 

Domaine interpellation: 

La prévention combinée et dépistage démédicalisé

Vendredi, 14 octobre, 2016
Question posée par: 
Mme Barbara D'Ursel de Lobkowicz

Le développement d'une offre de dépistage démédicalisé et délocalisé permet de répondre aux besoins de publics vulnérables, particulièrement exposés aux risques d'infections.

La campagne de la Plate-forme prévention sida intitulée « Préservatif, dépistage, traitement : les bons réflexes pour se protéger du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles (IST) » a été diffusée pour la première fois au
cours de l'été 2015. Après une évaluation très positive de la première diffusion, la plate-forme et ses partenaires ont décidé de la relancer cet été.sexuellement transmissibles, en particulier le VIH.

La campagne a bénéficié d'une visibilité satisfaisante, en particulier grâce à la large diffusion de spots télévisés et radiophoniques, ainsi que d'affiches.

[...] Jusqu'en 2008, on considérait généralement que le seul moyen de prévention disponible était le préservatif. [...]

Un éventail plus large d'outils contribue désormais à la prévention du VIH. À côté du préservatif, le traitement préexposition et le traitement post-exposition permettent d'éviter qu'une personne exposée au risque soit infectée. De plus, la probabilité qu'une personne séropositive sous traitement dont la charge virale est indétectable transmette le virus à ses partenaires est devenue quasiment nulle.

La combinaison du préservatif, du dépistage et du traitement constitue donc une stratégie de santé publique cohérente sur le plan curatif et sur le plan préventif. [...]

En soutenant les campagnes de prévention et le dépistage délocalisé - et bientôt démédicalisé -, j'estime dès lors contribuer largement, en fonction de mes compétences, à la stratégie de prévention combinée. [...]

Domaine interpellation: 

La mise en oeuvre du décret relatif à la promotion de la santé

Vendredi, 14 octobre, 2016
Question posée par: 
Mme Zoé Genot

[...] L'arrêté d'exécution permettra de mettre en oeuvre une partie du nouveau dispositif de promotion de la santé en Région de Bruxelles-Capitale. [...]

[...] Pour l'élaboration du premier plan de promotion de la santé, cette collaboration concerne les organismes de promotion de la santé subsidiés en 2016. [...]

À titre d'exemples :

- l'appel public à candidatures permettant la désignation du
service d'accompagnement (article 6 du décret) ;

- le contenu des appels publics à candidatures et des
appels à projets, ainsi que le calendrier de la procédure
(articles 13 et 14) ;

- ou encore les programmes de médecine préventive qui
sont fixés pour cinq ans sur la base du plan de promotion
de la santé (article 8).

Domaine interpellation: 

Les impacts de la fréforme sur la psychothérapie

Vendredi, 14 octobre, 2016
Question posée par: 
M. André du Bus de Warnaffe

J'ai écrit un courrier à la ministre fédérale de la Santé publique. J'ai par ailleurs demandé à mon administration une analyse des conséquences de la nouvelle loi. [...]

Dans le courrier envoyé à la ministre Maggie De Block, je l'informe des inquiétudes dont m'ont fait part des groupements de praticiens au sujet de la nouvelle loi. Je lui fais égalementsavoir que je comprends et rejoins ces inquiétudes, en particulier concernant les conséquences potentielles sur les services ambulatoires agréés par la Commission communautaire française. J'y déplore également l'absence de concertation en amont de l'élaboration de cette loi et je
demande que cette concertation soit effective pour la rédaction des arrêtés d'exécution.

L'administration ( Service Public Francophine Bruxellois - NDLR) ne perçoit aucune conséquence directe et préjudiciable de la nouvelle loi sur l'exercice des missions des services ambulatoires. Elle précise cependant que les
travailleurs qui participent à l'exercice de la mission psychothérapeutique dans les services de santé mentale devront répondre aux conditions de la nouvelle loi.

À travers ses contacts avec les services agréés, l'administration a pu observer les craintes des services concernés : médicalisation de la psychothérapie, imposition, à plus long terme, de méthodes de travail standardisées,
exercice sous la tutelle d'un médecin, etc. Elle estime que les risques de pénurie ne peuvent être exclus et entraîner dès lors une diminution de l'accessibilité, dans une région où les besoins sont particulièrement importants.

Je rejoins plusieurs questionnements et inquiétudes des professionnels du secteur, dont mes collaborateurs ont reçu une délégation à plusieurs reprises ces derniers mois. [...]

Enfin, dans ce dossier comme dans beaucoup d'autres, on peut légitimement avoir le sentiment que le paysage de la santé mentale en Flandre a été pris comme point de référence, et que les spécificités francophones ont été négligées, voire ignorées.

 

 

 

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L'appel à projets de Mme Maggie De Block concernant les alternatives à l'hospitalisation

Vendredi, 15 juillet, 2016
Question posée par: 
M. André du Bus de Warnaffe

En ce qui concerne les compétences de la Commission communautaire commune, tous les moyens financiers de la réforme de l’État ne lui ont pas été donnés pour répondre aux besoins d'hospitalisation d'aujourd'hui et de demain à Bruxelles. Nous ne souhaitons pas qu'un appel à projets non concerté donne l'impression que les besoins d'hospitalisation des Bruxellois et de ceux qui viennent se faire soigner à Bruxelles peuvent être rencontrés sans un effort accru et soutenu du niveau fédéral dans les années qui viennent.

Dès le lancement de l'appel à projets, j'ai tout de suite demandé à mes services administratifs de relayer l'information auprès des services ambulatoires agréés par la Commission communautaire française dans les meilleurs délais.
Reste évidemment à savoir si les secteurs de l'ambulatoire vont répondre à cet appel à projets. Mon cabinet a contacté personnellement les fédérations sectorielles, les CSD, les maisons médicales et les services de soins palliatifs. Ce sont les principaux opérateurs concernés au quotidien par le soutien de la prise en charge à domicile, et donc les plus susceptibles d'être intéressés par cet appel à projets. Tous étaient au courant de ce dernier. Certains avaient même pris part à l'appel à thèmes qui a précédé l'appel à projets. Bon nombre d'entre eux comptent y répondre. En lançant cet appel à projets pilotes, Maggie De Block s'inscrit dans les recommandations du KCE. J'espère seulement qu'il ne s'agit pas, pour l'État fédéral, de réaliser des économies en transférant vers les entités fédérées des responsabilités, sans moyen pour les honorer.

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