Duel emploi : Jodogne VS Azaoum

Extraits de l'article publié par La Capitale le samedi 25 mai

Pour baisser le chômage

[…] Cécile Jodogne (DéFI) : Il est essentiel de renforcer l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, celui de la créativité, d’oser, et de leur faire comprendre qu’un échec n’empêche rien par la suite. Même si cela va déjà mieux, il faut encore valoriser les métiers techniques et professionnels. Pour cela, il y a un travail de concertation à faire avec les entreprises. Il y a déjà des incitants mais le programme de DéFI prévoit plus d’incitants pour que les entreprises prennent plus de stagiaires (stages first) et d’étudiants en alternance, avec des réductions de charges complémentaires. Il faut multiplier les possibilités pour les jeunes de pouvoir passer un mois ou deux
dans différents secteurs. DéFI veut que le système qui a permis à une grande partie des jeunes de moins de 25 ans en recherche d’emploi depuis 18 mois d’accéder à une formation, un stage ou un emploi dans les 6 mois soit élargi à tous ceux qui s’inscrivent pour la première fois chez Actiris (NDLR : ce qu’Actiris vient d’ailleurs de démarrer). Cela peut concerner une mère de famille qui revient sur le marché du travail après avoir élevé ses enfants ou quelqu’un qui se retrouve sans emploi.

Les commerces vides
CJ : Le nombre de commerces a chuté mais les surfaces commerciales ont augmenté. Le comportement du consommateur a évolué, il y a une manière différente d’acheter. La responsabilité du politique n’est pas de soutenir un commerce voué à disparaître mais bien de travailler à sa valorisation, encourager la vente par Internet. Hub a mis en place différents types d’aides (à l’ouverture, incubateurs…). Et Didier Gosuin a mis en place le bail de courte durée. DéFI est pour le commerce de proximité, il faut que chaque quartier puisse offrir tous les types de commerce à ses habitants. […]

Les titre services ?

[…] CJ : Il est vrai que les titres-services ont permis de sortir de nombreuses personnes du travail au noir. Mais les étendre au jardinage et aux petits travaux fait courir un risque de concurrence avec des entreprises professionnelles. Pour les ALE, une très grande réforme a été mise en place par le ministre Gosuin car certaines personnes y travaillaient parfois depuis 10, 15 ou 20 ans ! Le coût du système a amené à certaines restrictions, comme de ne plus renouveler certains emplois dans le secteur de la culture. Priorité a été donnée au maintien des ALE dans les secteurs de la petite enfance et de l’aide aux personnes.

Priorité à mettre en œuvre

[…] CJ : Pour moi, c’est relever le défi de l’augmentation du taux d’emploi. On est déjà passé de 54 à 57 % mais cela reste 10 % de moins que la Flandre et l’objectif de DéFI est d’atteindre 70 %. Pour y arriver, il faut élargir l’emploi à plus de jeunes, à plus de femmes, plus de 50 ans et plus, plus d’infra qualifiés et à plus de personnes issues de l’immigration. Cela passe par la formation en alternance, après un screening d’Actiris, en les orientant vers les métiers de demain. Mais aussi en ouvrant à tous un droit à la formation durant l’ensemble de sa carrière professionnelle. C’est la meilleure garantie pour permettre à chacun de se reconvertir.