La sécurité des immeubles questionnée

Extrait de l'article paru dans la Dernière Heure du 9 novembre 2017

L’édile amarante a également tenu à rappeler que, de manière générale, le Siamu constituait un inventaire des objets à risque de la Région bruxelloise sur base notamment des visites de prévention et des rapports d’intervention. Pour certains de ces objets à risque pour lesquels cela est jugé nécessaire, des plans préalables d’interventions (IPI) sont réalisés. Il en existe actuellement 300 et 50 sont en cours d’actualisation.

Revenant sur le cas de Londres, où les matériaux utilisés pour rénover la façade semblent avoir joué un rôle dans la rapide propagation du feu, Cécile Jodogne a déploré le fait que l’avis du Siamu n’était pas demandé en cas de modifications apportées aux façades s’il ne s’agit que d’isolation.

“Néanmoins, si un maître d’ouvrage sollicite l’avis du Siamu dans le cadre de bâtiments élevés, ce dernier mentionne de n’utiliser que de l’isolant non combustible. Il n’existe toutefois pas de prescription légale pour effectuer un contrôle par la suite. Nous sommes d’ailleurs en faveur d’une réglementation à ce sujet mais c’est une matière entrant dans le champ de compétence du fédéral”, poursuit Cécile Jodogne, qui a précisé qu’une visite auprès des pompiers londoniens avait été programmée prochainement afin de bénéficier de leur retour d’expérience.