Editos

16/02/2017

Rémunérations injustifiées, concentration du pouvoir aux mains de quelques-uns, nébuleuses d’instances incontrôlées, autant de dérives qui choquent. Le scandale Publifin et les révélations qui ont suivi posent la question de la gestion des mandats publics en même temps que leur retentissement entame la confiance des citoyens.

En tant que responsable politique, je tiens à partager avec vous mon opinion et mes propositions.

D’abord, et j’estime utile de le rappeler, il s’agit d’argent public ou émanant de structures de gestion qui se sont développées grâce à des garanties publiques. L’argent public résulte de l’effort de tous et doit être strictement affecté à des politiques publiques. Dans le cas Publifin, les principes élémentaires que sont la prédominance de l’intérêt général et la modération des intérêts particuliers ont été bafoués. C’est insoutenable pour les contribuables que nous sommes.

Le manque de contrôle sur les prestations effectives et les rémunérations est inadmissible pour le citoyen-contribuable. Tous les exécutifs du pays doivent apporter une solution à ce manquement en instaurant des moyens de contrôle et la publicité des rémunérations.

Il est grand temps de se donner les moyens légaux d’imposer la transparence, à la fois sur les prestations des mandataires (rapports annuels d’activité des organes de gestion) et sur le montant des rémunérations, cumulées ou non.

Plafonner les rémunérations cumulées de chaque mandataire est un garde-fou indispensable pour que leur importance reste compatible avec les valeurs civiques qui président au prélèvement de l’impôt. En Région bruxelloise, dès 2006, le plafond a été fixé pour chaque mandataire public à 150% de la rémunération d’un député. Il y a lieu d’appliquer cette ordonnance et surtout d’opérer les contrôles utiles.

Quant au cumul, faut-il le bannir aveuglément ? Je ne le pense pas. Exercer des fonctions en relation avec des compétences précises constitue souvent une contribution bénéfique pour l’efficacité des politiques menées: échanges d'expériences, connaissance du terrain, liens entre matières complémentaires, expertises professionnelles, etc. D’une manière générale, je l’ai constaté, la majorité des mandataires ont acquis une expertise en gestion publique au fil de leurs expériences.

Il me semble aussi justifié que celles et ceux qui exercent des responsabilités au sein d’organes de gestion puissent être rémunérés justement en relation avec le temps réellement presté.

Mais outre les deux balises du plafonnement des revenus et de la transparence, il faut vérifier l’absence de conflit d’intérêt lors de l’attribution des mandats, en prenant comme pivot central le mandat électif direct. 

Mon opinion et mes propositions dans ce domaine reposent sur un principe : la modération. Modération des rémunérations. Modération dans la multiplication des techniques de gestion publique, elles doivent rester transparentes et conformes à une société démocratique. Modération dans la concentration des mandats : dans ce domaine aussi les talents et les expertises sont divers, chaque élu doit pouvoir apporter sa contribution.

N’hésitez pas à interagir via les réseaux sociaux ou mon site web jodogne.be

Cécile Jodogne

05/12/2016

Pour aider les personnes qui ont ou pourraient avoir une consommation excessive d’alcool et pour la sécurité de tous, les autorités publiques se doivent de travailler à la réduction de la demande ET de l’offre. Tous les spécialistes le confirment, et c’est une recommandation très claire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

On peut réduire la demande grâce à des actions de prévention (en milieu festif par exemple) et en aidant les personnes qui présentent une consommation problématique.

En régulant les pratiques commerciales et l’accès à l’alcool on agit sur l’offre, via la publicité et le marketing. Prix minimum, restriction de la vente inadéquate (comme sur les autoroutes ou dans les distributeurs automatiques) et législation claire concernant l’âge minimum, sont autant de mesures nécessaires.

Il y a un an déjà, j’ai relancé le processus d’adoption d’un plan alcool au niveau du Fédéral et des entités fédérées. Mon objectif : aider ceux qui font face à des problèmes de santé suite à une consommation excessive d’alcool.

Cet automne, avec mes collègues des autres entités fédérées nous avons dû constater le blocage du processus suite à l’obstination du gouvernement fédéral à vouloir aller à l’encontre des recommandations de l’OMS. C’est regrettable, le plan alcool a de ce fait perdu de sa substance : les mesures visant la réduction de l’offre ont été refusées ou totalement édulcorées.

Je dois constater que malheureusement, dans l’état actuel des négociations, les impératifs de santé publique passent après les intérêts des lobbys commerciaux. Espérons que nous pourrons revenir à une meilleure équité dans les mois qui viennent !

A l’approche des fêtes de fin d’année, j’aimerais que l’on puisse dire “santé” et que chacun profite de ces moments privilégiés, sans risque mais aussi sans stigmatisation !

Cécile Jodogne

22/09/2016

22 mars - 22 septembre 2016... Aujourd'hui cela fait 6 mois que Bruxelles a été touchée en plein cœur...
Bruxelles ma belle, mémoire toujours vive, hommage au victimes 6 mois après6 mois, ça passe comme un éclair, et pourtant le choc et la stupeur ne sont pas loin... La douleur et la tristesse non plus. Je pense à celles et ceux qui ont été blessés en leur corps, leur âme, à ceux qui nous ont quittés et dont la seule faute était d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

Je pense également à tous ceux qui ont secouru, qui sont venus en aide aux victimes de façon directe ou indirecte...
Nous n'oublions pas, mais nous continuons à avancer. Et surtout, nous essayons de faire mieux, de faire le bien, en l'honneur de celles et ceux dont la vie a été bouleversée le 22 mars dernier.

Cécile Jodogne

20/07/2016

Cécile Jodogne, Secrétaire d'Etat au Commerce extérieurJ’aurais aimé m’adresser à vous seulement pour vous souhaiter un bel été, des moments de repos, de détente, de partage et de découvertes avec vos proches.

Hélas! l’actualité nous confronte encore à la violence terroriste, aveugle et absurde. Pour vaincre ce fanatisme, il est indispensable que la sécurité et la justice soient garanties pour tous et sans aucune concession. La justice et la sécurité sont deux piliers de la démocratie. Deux piliers essentiels. Oserais-je écrire sacrés ? Car respecter et mettre en œuvre justice et sécurité, c’est aussi garantir égalité et liberté. Voilà pourquoi il est indispensable d’y consacrer le temps, l’énergie et les moyens nécessaires. Il s’agit de responsabilités premières de l’Etat.

Reste ce que nous faisons, nous, chaque citoyen et chaque citoyenne, au quotidien. Car pour vaincre ce fanatisme, il faut aussi que chacun d’entre nous vive le respect et la (re)connaissance de l’autre, de chaque autre. Dans nos familles, nos activités sociales et professionnelles, nos loisirs, il nous faut rester bienveillants, ne pas nous laisser aller aux jugements faciles, à la colère ou au rejet et à la haine. Pareille attitude est un véritable défi qu’il nous faut relever.

La tolérance, la défense de nos libertés et avant tout de la liberté de vivre chacune et chacun nos choix, tout comme le refus des amalgames et des dérives sécuritaires sont les seules options possibles. Nos manifestations de soutien et de solidarité, les initiatives citoyennes dans tous les secteurs attestent de notre détermination. Nous n’avons pas d’autre choix que d’opposer notre force citoyenne à la barbarie.

La vie continue, la vie doit continuer. Il n’est pas question de baisser les bras.

Alors, je vous souhaite un très bel été !

Cécile Jodogne

27/04/2016

Les idées fusent chez les agents du Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente (SIAMU). Nos pompiers-ambulanciers ont été sollicités pour formuler des projets d'applications pour smartphones qui les aident à gérer le flux d'alertes et à optimiser les interventions.

A l'initiative, les entrepreneurs du centre de co-working MolenGeek qui mobilisent, le temps d'un week-end, de jeunes développeurs bruxellois. L’objectif de ce projet citoyen : élaborer des prototypes d'applications qui répondent aux besoins des services d'urgence.

Le centre de co-working de Molenbeek n'en est pas à son premier challenge. Lancer cette dynamique positive maintenant, un mois après les attentats de Bruxelles et au départ de cette commune particulièrement fustigée par les médias internationaux est éminemment symbolique.

En tant que Secrétaire d'Etat en charge du SIAMU je soutiens et participe activement à cette initiative ce week-end du 1er mai. Elle mobilise des jeunes dont certains vivent et travaillent dans ces quartiers fragilisés. Ils ont de l'ambition et le prouvent en mettant leur talent et leur créativité au bénéfice d'un service public vital pour la sécurité et le secours de tous.

Cette initiative est aussi propice au développement de solutions complémentaires et parallèles au dispositif opérationnel du SIAMU. Les pompiers l'ont prouvé, ils sont prêts à secourir dans des situations sous forte tension. Mais des outils supplémentaires qui leur permettraient de traiter plus massivement l'information, de cartographier par exemple précisément l'ensemble des défibrillateurs présents sur le territoire de la Région bruxelloise, sont quelques-uns des projets qui feront l'objet des recherches des développeurs.

Et puis surtout après cette horrible attaque du 22 mars, nous avons besoin de multiplier les liens et les collaborations qui font notre humanité, notre culture et notre savoir vivre ensemble. Les relations qui se tissent ainsi entre les jeunes développeurs bruxellois et les services de secours sont exemplaires de l'avenir que nous avons à construire pour une ville plus collaborative.
Chacun(e) a à y gagner.

Cécile Jodogne,
Secrétaire d'Etat en charge du SIAMU