Brexit : plan d’action à l’international, au Royaume-Uni et à Bruxelles

Pour les exportations bruxelloises

Un impact négatif est attendu pour les secteurs exportateurs suite à la chute de la livre sterling et d’un éventuel retour des droits de douane. Les exportations bruxelloises de biens vers le RU ont positivement évolué ces 5 dernières années pour atteindre 525 millions d’euros en 2015. 700 entreprises bruxelloises, tous secteurs confondus, exportent vers le RU. Elles représentent 55.564 emplois. Il convient donc de continuer à les soutenir dans l’évolution des échanges commerciaux avec le RU.

Les secteurs du lobbying, de la consultance, et des services juridiques à Bruxelles, notamment dans les matières régies par l’Union européenne, pourraient être les premiers bénéficiaires du Brexit.

Il y a donc lieu de promouvoir ce secteur auprès des entreprises basées au Royaume-Uni et de les convaincre de l’excellent ratio prix-qualité des services offerts.

Un accent particulier devra être mis sur le rôle que Bruxelles peut jouer en matière d’arbitrage. Avec les infrastructures nécessaires, le CEPANI (le centre d'arbitrage et de médiation de référence en Belgique), comme acteur principal et la nouvelle loi belge relative à l’arbitrage entrée en vigueur en 2013, Bruxelles a de quoi se profiler comme véritable hub européen d’arbitrage.

Le secteur financier bruxellois pourrait également bénéficier du Brexit, surtout si le Royaume-Uni ne peut plus fournir le passeport financier européen. Les produits financiers asiatiques et américains devront ainsi trouver un autre accès au marché européen. Même si d’autres villes européennes telles que Francfort, Luxembourg, Paris, Zurich ou Dublin semblent plus attractives dans ce domaine,

Bruxelles pourrait tenter de mieux se positionner en matière de :

  1. transactions financières mondiales ; écosystème régulatoire (ex. : point de contact unique pour les institutions financières et les régulateurs) ;
  2. infrastructure financière (capitaliser sur les atouts de Bruxelles en ciblant quelques secteurs de niche) ;
  3. gestion de fonds de pension et asset management.

Réalisations récentes et en cours :

  • Création en juin 2016 d’un point-contact où les entrepreneurs bruxellois peuvent adresser leurs questions, avec notamment la diffusion d'une adresse électronique de contact : brexit@brusselsinvestexport.com.
  • Recensement des entreprises bruxelloises qui exportent vers le RU et/ou qui y ont une présence (filiale) afin d’évaluer la nécessité de mettre en place de nouveaux mécanismes d’accompagnement et de soutien à leur égard.
  • Rencontre avec Febelfin en août 2016 afin de dessiner les contours d’une action à Londres fin 2016 pour promouvoir la place financière bruxelloise.
  • Organisation d’un séminaire “Brussels, leading destination for international financial operations” à l’Ambassade belge à Londres prévu le 13 décembre 2016.
  • Rencontre avec le CEPANI en août 2016 afin de déterminer le contenu, la forme et la date d’une action à Londres pour promouvoir Bruxelles comme hub d’arbitrage.
  • Rencontre avec l’Ordre des barreaux francophone et germanophone afin de définir comment continuer à attirer et garder les nombreux cabinets d’avocats britanniques présent à Bruxelles, créateur d’emplois à haute-valeur ajoutée.

Pour les investissements étrangers

Un effet favorable est attendu sur le flux d’investissements étrangers à Bruxelles, et donc sur notre économie. Notre Région est un pôle international reconnu, mais elle est aussi, plus que jamais, LE centre de décision et d'expertise européen. On veut confirmer et amplifier l'attrait géo-politique de Bruxelles car il s’agit d’une piste de redéploiement économique et donc de création d'emplois pour les Bruxellois dans tous les secteurs.

Il y a donc lieu de prospecter des entreprises basées au RU et souhaitant un accès facile à un marché de 500 millions de consommateurs. Il s’agit tant d’entreprises britanniques que d’entreprises étrangères basées au RU, notamment celles actives dans des secteurs dans lesquels Bruxelles a des atouts considérables et est en position concurrentielle, tels que :les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et l’audiovisuel (2.000 entreprises et 30.000 emplois sur seulement 161 km2, pôle Reyers,…); les pharmaceutiques (la Belgique est le pays le plus rapide dans l’UE dans l’approbation des essais cliniques).

De plus, de nombreuses associations internationales ont leur QG européens à Londres. Suite au Brexit, Bruxelles, vu la présence des institutions européennes, apparaît très bien placée pour les accueillir.

Enfin, deux institutions européennes sont implantées à Londres, et devront donc en principe quitter la capitale britannique.

Réalisations récentes ou en cours :

  • Rencontre avec des acteurs importants du secteur immobilier et des consultants en juillet et septembre 2016 afin de les associer à une réflexion pour un marketing bruxellois ciblant les potentiels investisseurs étrangers au RU
  • Mission de prospection en Inde par Bruxelles Invest & Export début septembre 2016
  • Identification en cours du TOP 100 des entreprises britanniques
  • Contacts en cours avec les chambres de commerce indiennes, chinoises et américaines basées à Londres en vue d’organiser des événements conjointement avec BI&E.